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Salon du Végétal

Nantes - Parc expo
19 - 20 - 21 juin 2018
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28 Feb 2018

Loi Labbé donne l’opportunité de repenser l’aménagement des cimetières avec une large place pour le végétal.


Végétalisation des cimetières : des bénéfices multiples


Les communes sont de plus en plus nombreuses à passer au zéro phyto dans leurs cimetières. Ce changement de pratiques s’accompagne d’une végétalisation accrue, avec des bénéfices multiples.


credits_versaillesLes cimetières n’entrent pas stricto sensu dans les espaces visés par la Loi Labbé. Sauf lorsqu’il est avéré qu’ils servent de lieux de promenade, à l’image du Père Lachaise à Paris. Mais l’arrêt des produits phytos s’inscrit dans une démarche globale en faveur de la santé publique et de l’environnement. Il donne l’opportunité de repenser l’aménagement des cimetières avec une large place pour le végétal.

Cependant, dans ces lieux hautement sensibles, les changements de pratiques sont complexes. Ils nécessitent un accompagnement des personnels en charge de l’entretien et de la population. Différentes stratégies et moyens de sensibilisation existent et doivent s’adapter au contexte local.

Contrairement aux idées reçues, l’aspect très minéral des cimetières n’a pas toujours été la règle en France. Jusqu’au début du 20ème siècle, les tombes étaient majoritairement jardinées, sans monuments pérennes en pierre. Et la présence d’herbes hautes était fréquente jusque dans les années 1970. En outre, les alignements d’arbres ont toujours été présents pour accompagner les allées.

La végétalisation des cimetières crée une ambiance paysagère propice au recueillement. Elle améliore la biodiversité urbaine, favorise la vie des sols et l’infiltration des eaux pluviales. Elle évite de désherber tous les espaces auparavant traités chimiquement. De multiples modalités peuvent être envisagées, selon les types d’espaces et la configuration du cimetière.

 

L’enherbement ou les mélanges de sedums s’utilisent plus particulièrement dans les allées secondaires et les zones d’inter-tombes. Les prairies fleuries sont intéressantes pour les espaces en attente ou les ossuaires. Les plantations de vivaces ou de plantes grimpantes peuvent orner les pieds de mur… L’aménagement des espaces cinéraires, de plus en plus plébiscités, offre également une large place au végétal, avec par exemple des arbustes fleuris et rosiers.

Le choix du type de végétalisation doit tenir compte des moyens humains et techniques disponibles dans la commune. L’aide ponctuelle d’autres équipes ou de bénévoles permet de faire face au regain d’activité avant la Toussaint.

Des essais préalables sur de petites surfaces permettent d’évaluer les atouts et inconvénients des modalités envisagées. De nombreuses expérimentations sont en cours sur le territoire national, associant communes, centres techniques et professionnels du végétal.

Pour en savoir plus, rendez-vous le jeudi 21 juin de 10h30 à 12h30 sur le pôle Paysage du Salon du Végétal !

Un cycle de trois conférences sur le thème de la réhabilitation écologique et paysagère des cimetières sera proposé. Parmi les intervenants, Sandrine Larramendy chargée de mission Plante & Cité, principale auteur du récent guide « Paysages et entretien des cimetières. Recueil de fiches repères et actions pour la réhabilitation écologique et paysagère des cimetières ».


Article Yaël Haddad - Crédit photo : Versailles

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