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« Professionnels du végétal, préparez-vous au conflit ! »

Manuel Rucar, de Chlorosphère

Présent depuis dix ans sur le Salon du Végétal, Manuel Rucar, tendanceur chez Chlorosphère, cabinet spécialisé dans l’univers du végétal, présente et explique les évolutions qui touchent le marché du végétal. A quelques mois de l’édition 2019, nous l’avons rencontré et obtenu en avant-première des confidences sur les tendances à venir.

 

Quel est votre rôle sur le Salon du Végétal 2019 ?

Mon métier, tendanceur, consiste à identifier et analyser les tendances de consommation dans l’univers du végétal, du jardin et du paysage. A ce titre, j’interviens sur le Salon du Végétal depuis dix ans. Cette année, je vais donner des conférences où j’expliquerai aux professionnels de la filière quelles évolutions, quelles tendances, sont susceptibles de toucher nos marchés dans les mois et les années à venir.

Justement, quelles sont les nouvelles tendances du marché ?

Les nouveaux acteurs du marché arrivent avec une façon de proposer le végétal aux consommateurs complètement en rupture avec ce qu’on avait l’habitude de faire. Aujourd’hui, on achète des plantes dans des boutiques de décoration, des flower trucks, des ventes éphémères… Cette tendance a un impact direct sur notre filière. C’est une façon de toucher plein de nouveaux consommateurs. De même avec les réseaux sociaux, Facebook, Instagram, Pinterest… L’information se partage beaucoup plus vite, les envies, pour les plantes vertes par exemple, se propagent très rapidement, il faut être réactif.

Et quelles seront les tendances des prochaines saisons ?

Je les dévoilerai au cours d’une conférence plénière sur le Salon mais je peux déjà dire qu’il y en a une baptisée « conflit ». Aujourd’hui les consommateurs sont beaucoup dans la revendication, la remise en question. Cela se traduit, du plus superficiel, par le retour du style militaire dans le jardin avec toiles d’ombrage, plantes camouflages. Mais aussi l’envie de se calfeutrer chez soi, de clôturer l’espace. Ce qui explique l’explosion de la vente de l’occultant. Autre phénomène, les consommateurs veulent savoir ce qui se cache derrière le produit et privilégient les circuits courts. On revient à de l’hyper proximité d’où le boom des jardineries de centre-ville et de la vente directe chez les producteurs. Mais attention, il faut investir maintenant pour conserver cette nouvelle clientèle qui, demain, pourrait partir ailleurs.

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